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L'industrie musicale africaine: au Maroc, la recette d’un rap qui s’exporte à l’international [9/10] artwork

L'industrie musicale africaine: au Maroc, la recette d’un rap qui s’exporte à l’international [9/10]

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Au Maroc, le rap a explosé ces dernières années et réussit désormais à s’exporter. À l’étranger, il a quitté la rubrique « international » pour gagner les médias mainstream dédiés à la musique. En France par exemple, le rap marocain attire un public de plus en plus large, qui ratisse bien au-delà de la diaspora. La preuve : sa tête d’affiche, ElGrande Toto, vient d’annoncer une date dans la deuxième plus grande salle de concert de Paris, l’Accor Arena, pour 2027. De notre correspondant à Casablanca, Pour comprendre comment le rap marocain a franchi les frontières du Maroc, nous nous rendons chez l’un de ceux qui a accompagné ElGrandeToto au moment où l’artiste a commencé à exporter sa musique. Karim Kaissoumi a été son manager : « Le rap, c'est que maintenant que c'est devenu une industrie, il y a de l'argent dans ce milieu. » Il est aujourd’hui le directeur général de Tartar, une entreprise de promotion culturelle et d’événementiel, mais c’est aussi un lieu de création qui accueille des artistes de tous bords. Une maison de quatre étages à Casablanca où l’on peut écrire ses textes, enregistrer sa musique et même tourner un clip. « Moi, je faisais le travail de manager, je faisais le travail de la personne qui ramenait des investissements alors que c'est un travail à part entière. C'est un autre profil qui doit faire ça. Je faisais le travail d'un booker », se rappelle-t-il. Aujourd’hui, les rappeurs ont toute une équipe qui accompagne les rappeurs. Des métiers et circuits structurés L’arrivée des plateformes de streaming dans les années 2010 a changé la donne, permettant au rap marocain d’être facilement écouté à l’étranger et de tirer des revenus via un circuit légal. « Il y a des structures qui accompagnent des artistes et qui sont dans l'ombre, mais qui font du bon travail. Cela permet d'avoir une bonne audience. Ça permet aussi aux artistes d'être payés par rapport au son », précise Karim Kaissoumi. Ce qui a permis aussi au rap marocain de se faire connaître, ce sont les multiples collaborations avec des artistes étrangers, comme lorsqu’en 2021 ElGrandeToto s’invite sur un remix de Love Nwantiti du Nigérian CKay. ElGrandeToto sur TV5 Monde évoquait aussi il y a quelques mois la professionnalisation de l’industrie musicale qui a permis aussi au rap marocain de conquérir d’autres territoires : « On a de quoi faire une musique internationale. On a des beatmakers très forts. Il y a des producteurs aussi qui sont très forts, des ingénieurs du son qui sont très forts. » Signe de l’intérêt international pour le rap marocain, l’année dernière, Warner Music, l’une des plus grandes maisons de disque au monde, a signé trois artistes du royaume : Dizzy Dros, Snor et Kouz1. À écouter aussiLégendes urbaines: ElGrandeToto, un artiste sans frontières

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